Base PSE2
Gériatrie (PSE2)
Le vieillissement modifie la présentation clinique de toutes les urgences. Le secouriste PSE2 doit maîtriser les spécificités gériatriques pour ne pas sous-estimer une situation grave.
⏱ ~1 min de lecture · 3 sous-thèmesRéférences :Chapitre 13 — Référentiel national
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Spécificités physiologiques
- Réserves physiologiques réduites : la compensation d'un choc est moins efficace, la décompensation peut être brutale.
- Polypharmacie : les médicaments peuvent masquer les signes d'alarme (béta-bloquants limitant la tachycardie, anticoagulants aggravant les hémorragies internes).
- Présentation atypique : douleur sous-exprimée, confusion comme seul signe d'un sepsis ou d'un infarctus, absence de fièvre malgré une infection grave.
- Déshydratation rapide — les signes peuvent être discrets (pli cutané peu fiable chez la personne âgée).
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Chutes et traumatismes
- Toute chute chez une personne âgée sous anticoagulant ou antiagrégant impose une évaluation hospitalière même sans signe extérieur de traumatisme.
- Hématome sous-dural chronique : tableau de confusion ou de déficit neurologique progressif, plusieurs jours à semaines après un choc crânien.
- Fracture de l'extrémité supérieure du fémur : douleur inguinale, membre en rotation externe et raccourci — ne pas mobiliser sans immobilisation préalable.
- Syndrome de régression post-chute : même sans blessure, la peur de retomber peut provoquer une dépendance rapide.
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Troubles cognitifs et fin de vie
- Démence connue : adapter la communication (contact visuel, phrases courtes, toucher rassurant), associer l'entourage.
- Syndrome confusionnel aigu (delirium) : toujours chercher une cause organique déclenchante (infection, rétention, hypoglycémie, douleur).
- Directives anticipées et ordonnances de limitation des soins : les respecter si remises par la famille ou les soignants — contacter le médecin régulateur en cas de doute.
- Accompagnement de la famille : informer, expliquer les gestes réalisés, laisser la famille auprès du patient si possible.