Base PSE1
Mort subite et annonce du décès
La mort sur intervention est une situation à laquelle le secouriste peut être confronté. Elle nécessite une conduite structurée, une communication adaptée avec la régulation médicale et un accompagnement de l'entourage.
⏱ ~2 min de lecture · 4 sous-thèmesRéférences :Chapitre 7 — Référentiel national
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Mort subite — reconnaître et CAT
- Signes de mort certaine et irréversible : décapitation, section du tronc, rigidité cadavérique (rigor mortis), lividités bien établies, putréfaction.
- En l'absence de signe certain : débuter la RCP et alerter le 15 — la décision d'arrêt de la RCP appartient au médecin.
- La mort subite par ACR sans signe certain impose la RCP jusqu'à l'avis du médecin régulateur.
- Ne pas présumer du décès sans avis médical — même une victime froide et immobile peut être en hypothermie profonde réversible.
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Gestion de la scène
- Protéger la scène : ne pas déplacer le corps sauf nécessité de sécurité, ne toucher à rien sans instruction médicale ou judiciaire.
- Si mort suspecte, violente ou non naturelle : contacter le 15 et le 17 (police ou gendarmerie).
- Ne pas retirer d'objets de la scène, ne pas nettoyer.
- Identifier les témoins présents pour les autorités.
- Assurer la dignité de la victime : couvrir discrètement, tenir l'entourage à distance raisonnable.
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Annonce du décès à l'entourage
- L'annonce du décès est une responsabilité médicale — le secouriste ne prononce jamais le décès, il indique que la victime est 'en arrêt cardiaque'.
- Après confirmation du décès par le médecin régulateur ou sur place : se retirer à l'écart avec les proches, s'asseoir si possible.
- Utiliser des mots simples et clairs, sans euphémisme ambiguë ('il est parti' peut ne pas être compris).
- Laisser le temps, ne pas remplir les silences, permettre les pleurs et les réactions émotionnelles.
- Proposer un accompagnement (médecin, infirmière, cellule psychologique) — ne pas laisser les proches seuls.
- Ne jamais communiquer de pronostic ou expliquer la cause du décès — cela relève du médecin.
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Protection du secouriste
- La confrontation à la mort peut provoquer des réactions différées : éviter de banaliser ses propres émotions.
- Parler à un collègue ou un encadrant après l'intervention, ne pas s'isoler.
- En cas de décès d'un enfant ou d'une mort violente : solliciter un débriefing ou un soutien psychologique.