Base PSE1
Asthme et détresse respiratoire médicale
L'asthme aigu grave peut tuer en quelques minutes. Distinguer une crise simple d'une crise grave conditionne la rapidité de l'alerte et la position d'attente.
⏱ ~1 min de lecture · 3 sous-thèmesRéférences :Chapitre 6 — Référentiel national
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Asthme — reconnaître
- Crise simple : sifflement expiratoire, gêne respiratoire, toux, sensation de thorax bloqué — la victime peut encore parler.
- Crise grave : impossibilité de parler ou de tousser efficacement, cyanose des lèvres, agitation ou épuisement, fréquence respiratoire > 30/min ou < 10/min.
- Terrain aggravant : tabagisme, corticothérapie au long cours, hospitalisations multiples pour asthme.
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Asthme — CAT
- Installer en position assise ou demi-assise — jamais allongée.
- Aider à la prise du bronchodilatateur inhalé prescrit (Ventoline® ou équivalent) si la victime en dispose.
- Alerter le 15 immédiatement si crise grave, absence de réponse au traitement, première crise ou doute sur le diagnostic.
- Oxygène à 9 L/min si disponible, surveillance continue.
- Ne jamais laisser seule la victime en crise grave.
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Autres détresses respiratoires médicales
- Œdème aigu du poumon (OAP) : dyspnée intense, position assise spontanée, crachats mousseux rosés, terrain cardiaque connu.
- Pneumothorax spontané : douleur thoracique latérale brutale, dyspnée, diminution du murmure vésiculaire d'un côté.
- Embolie pulmonaire : dyspnée brutale, douleur thoracique, antécédent de phlébite ou immobilisation prolongée.
- Pour toutes : position assise ou demi-assise, alerte immédiate, oxygène si disponible.